Songes - Coraline

Publié le par Tigrou

Deuxième et dernier article de cette matinée que j'aurai bien passé à regarder le ciel tellement il est teinté de subtilités, entre bleu azur et nuages gris ou blancs.

Je voulais juste vous parler un peu d'une bande dessinée que j'ai découvert par le plus grand des hasards lors d'une de mes sorties hebdomadaires du samedi à la FNAC. Furetant parmi des BD de plus en plus stéréotypées, j'en suis écoeuré de voir que presque toutes les BD comportent une scène de cul ou de violence (sans que cette dernière ne fasse réellement avancer l'histoire).
Moi qui venait chercher du rêve, un peu de poésie, un soupçon de douceur, un grain de délicatesse et un petit rien de tendresse ... j'étais servi !

Et voilà que je tombe sur la couverture de Songes - Coraline.


Songes T1 : Coraline


Raffinée, un rien sensuelle, la couverture me plait. L'écrin est également de toute beauté : la reliure, le papier, la couverture, ... Tout est d'une qualité rare. Un bien bel objet. Je me lance alors dans un petit survol des planches, histoire de voir si la BD pourrait m'intéresser.

Première impression : le dessin de Terry Dodson (dessinateur d'outre-atlantique plus habitué aux comics et aux super-héros) est magnifique. Tout en crayonnés, rehaussé par une mise en couleurs aux tons pastels, il magnifie les situations et l'histoire. L'histoire, justement, écrite par Denis-Pierre Filippi, semble bien mystérieuse, mais un premier survol me permet au moins de voir qu'il n'y a ni violence ni sexe.

J'adhère, mais j'hésite encore à l'acheter. Et puis, finalement, je craque : ce ne sont pas quelques euros qui vont me ruiner (l'argent ne faisant pas le bonheur, j'en sais quelque chose ...).

De retour à mon appartement, je m'empresse de lire mon achat. Lire ? Je l'ai dévoré ! A mi-chemin entre un Alice au Pays des Merveilles et le monde de Jules Verne, empruntant des passages à Tarzan ou au Titanic, l'histoire de Songes (en l'occurence, le tome 1 : Coraline) virevolte entre scénario plein de poésie (et de mystère) et mise en valeur (d'une manière ô combien sensuelle et flatteuse) des charmes (et des courbes) de l'héroïne.

Que les pervers se calment de suite, ici point de pornographie, mais un véritable érotisme, tout en finesse. L'héroîne, dotée d'un physique de rêve, est un véritable écrin à fantasmes : tour à tour ingénue, préceptrice, naufragée ou femme du monde, ... les situations de mettre la belle en valeur ne manquent pas.

La forme est donc parfaite. Le fond ne pouvait être en dessous et force est de constater qu'il réussit à atteindre le niveau : entre les mystères du manoir, les inventions incroyables du jeune garçon (appelé Vernère, un clin d'oeil à Jules Verne) dont Coraline est la préceptrice, les rêves frippons et les disparitions de petites culottes, on peine à trouver les limites entre les rêves et la réalité. On se sent ainsi perdu, déboussolé, comme au réveil d'un rêve dont on peine à se souvenir.

Cette bande dessinée est mon coup de coeur du moment : il ne me reste qu'à attendre que sorte le tome 2 !

Petite mise à jour du 26 octobre 2007 de l'article : voici deux planches au hasard.


Songes - Coraline, extrait 1

Songes - Coraline, extrait 2

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